Depuis quelques années, on remarque un éveil sur ce que l’on appelle le problème de l’homosexualité. Ainsi le gouvernement canadien a réformé la loi selon laquelle l’homosexualité était, en tant que telle, un crime. L'ensemble de la population a accepté cette modification importante sans cris inutiles. Il est vrai que cette réforme a profité de la loi sur f avortement qui, elle, a suscité de grandes réactions. (C’est là encore une injustice sociale. M ais tel n'est pas le but de cet article consacré à une évolution plus radicale encore de la prise de conscience des homosexuels nord-américains.

 

Cette évolution radicale s'appelle aux E.U. le GAY POWER. Ce mot et l’action qui en découle ont sans doute été inspirés par les noirs et leur BLACK POWER. Quand un groupe minoritaire réapprend la dignité propre à son groupe, II guide ainsi tous les autres groupes minoritaires.

 

Mais un groupe minoritaire doit apprendre à vivre par lui-même, en collaboration avec les autres groupes, sans pourtant faire sienne n'importe quelle théorie. Les ghettos, les taudis, les injustices politiques concernent évidemment tous les homosexuels qui prendront part aux réformes nécessaires. Il leur appartient cependant de se tourner d'abord vers leurs propres frustrations, leurs propres aliénations, leur propre cynisme et œuvrer dans le sens de la connaissance mutuelle et de l’amour mutuel.

 

Un incontestable progrès est déjà réalisé dans ce sens et du moins, les homosexuels apprennent de plus en plus à se respecter entre eux en tant qu'êtres humains et partenaires sexuels. Il n'empêche que les homosexuels, conscients qu'ils ont à faire.et qu'ils ont le droit de faire, une Vie comme tes autres, montrent quelque colère envers ce qui a été fait contre eux, La censure personnelle et T oppression généralisée ne sont pas si lointaines qu'ils ne s'en souviennent, un peu comme tous les Juifs se souviennent des camps nazis.

 

Soyons clair. L'objet premier de ce mouvement-force est d’abord et avant tout la libéralisation de nôtre Moi, vider, éjecter de nous la somme de déchets de toutes sortes que la Société usuelle y a versée. Les homosexuels comme les autres, et en communion avec les autres, veulent vivre leur vie utopique. Un Mouvement-force de la libération homosexuelle conduit à l'euphorie. Cette libéralisation de notre Moi passe encore par l’explication de ce Moi aux autres que sont les hétérosexuels complets.

 

Tout cet article n'est d'ailleurs qu'une contribution particulière à une conscience de groupe qui est en rain de se former pour le plus grand bien de tous et le plus grand bien de tout.           

 

L'homosexualité participe de la vie utopique et les homosexuels veulent participer de la vie utopique sans rien renier de leurs goûts sexuels et de leur ambition spirituelle.

 

1/ Orientation

 

a)Au fond, la nature laisse l’objet des désirs sexuels de l’être humain indéfini. Le genre de cet objet est la plupart du temps imposé globalement par la société. C’est par souci de maintenir un taux de reproduction élevé que les hommes sociaux ont fait de l’homosexualité un tabou. La propagation de la race humaine sur tout le globe était le but premier. La survie toujours menacée par les disettes, les guerres, exigeait un haut taux de reproduction. Avec la surpopulation actuelle (à moins qu’on veuille déjà fabriquer des hommes pour la lune, Mars et tout le système solaire), avec le progrès technique, le tabou initial est devenu lentement une manière d’exploiter aux caprices sexuels refoulés de la majorité agissante.

 

Ce sont toujours les hétérosexuels qui ont décidé de ce qu’était ou devait être l’homosexualité. Freud et Steckel n'étaient pas homosexuels. L'homosexualité est plus simple que les théories. Est-ce que les hétérosexuels qui aiment les femmes grosses ont besoin d’une théorie pour aimer les femmes grosses? L'homosexualité ce n'est pas chercher la doublure non dangereuse du sexe opposé; ce n'est ni de la haine pour l’autre sexe, ni un amour immodéré pour soi à travers un partenaire de même sexe; ce n'est pas davantage le résultat ténébreux d'un enfance passée dans un foyer désuni. L’homosexualité est positive. C’est tout simplement la capacité d’aimer spirituellement et sexuellement une personne de même sexe que soi.

 


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b) La bisexualité est la possibilité d'aimer, dans le plein sens, quiconque, quel qu'en soit le sexe. La rareté relative des bisexuels, et leur façon de cacher
extraordinairement leur bisexualité, est le résultat de la pression de la Société qui impose pratiquement un choix définitif entre l'un ou l'autre sexe comme partenaire sexuel. Il y aura sans doute moins d'hétérosexuels complets et plus d'homosexuels
bisexuels le jour où les hommes et les femmes accepteront librement ses passages.

 

Mais il existe aussi des homosexuels exclusifs, il ne faut pas croire que tous les homosexuels feront l'amour aux femmes parce que la bisexualité sera admise comme un fait.

 

Il n'empêche qu'une légère tendance se dessine en ce moment. On accepte plus facilement que quelqu'un ait des rapports sexuels avec une personne du même sexe s'il a aussi des rapports sexuels avec des personnes du sexe opposé. La réalité est que, même si l'on couche avec une personne du même sexe une seule fois, on est homosexuel quand bien même on couche la plupart du temps avec des personnes du sexe opposé. Le mot de bisexuel n'est qu'une forme artificielle et transitoire de reléguer dans les oubliettes la peur, face à la réalité de l'existence de l'homosexualité.

 

Les homosexuels resteront homosexuels tant que l'homosexualité sera un problème. Et l'on peut prévoir que ce problème ne sera pas résolu demain.

 

c) A voir toutes les publications qui parlent de la régénération des pratiques sexuelles, et toujours hétérosexuelles vous pouvez aller vérifier chez votre libraire, on se doute un peu que les rapports sexuels entre hommes et femmes sont actuellement complètement débalancés. Quand un homosexuel regarde avec détachement agir un couple hétérosexuel, il y voit surtout des pratiques sociales rituelles et vidées de leur sens humain originel. Il y découvre un mélange peu réjouissant d'élitisme et de chauvinisme masculin, allié ou désallié à la soumission obligatoire et traditionnelle féminine. Ce sont les hétérosexuels qui donnent la pauvre image que l’on a actuellement de notre société, et non les homosexuels.

 

 

Il y a sans doute une amélioration de ces rapports hétérosexuels dans le monde hippie mais cette amélioration est-elle réelle? Il semble que ce soit la même version en plus subtil. Le monde hétérosexuel hippie n'est guère plus tolérant envers I'homosexualité que le monde ordinaire. La commune hippie est loin d'avoir réglé les problèmes sexuels.

 

Pour un homosexuel qui regarde le monde hétérosexuel, même le monde hétérosexuel où les garçons ont les cheveux longs, il n'y a guère de chance pour qu'il y trouve un exemple de vie et d'harmonie dans les rapports sexuels, assez élevé pour qu'il ait envie de changer. En vérité, la seule issue qu'a l’homosexuel, pour construire la vie qu'il veut, est bien de se regarder lui-même, et ses frères.

 

2/Nos divers rôles

 

a) La première solution pour vivre en homosexuel est de ne pas faire un décalque de la société hétérosexuelle. Nous sommes, de fait, les enfants de cette société organisée par et pour des hétérosexuels, même si nous sommes homosexuels. Un des pires concepts de cette société est l'inégalité. La pensée hétérosexuelle nous apprend que A est placé avant B et que C est placé après B, etc.. Dans cette pensée, il n'y a pas de place pour quelque forme que ce soit d'égalité. C'est encore cette pensée qui forme les équations telles que: MALE/femelle, EN HAUT/en bas, EPOUSE/concubine, HETERO/ homo, PATRON/employé, RICHE/pauvre, CLERC/ làic, ANGLAIS/français, ARYEN/juif, etc…

 

A vivre si longtemps dans un tel milieu, l'on se contamine et d'autant plus que, pour se protéger, on apprend à imiter divers rôles. Ce mécanisme est une réaction bien normale de survie. Mais, peu à peu, les homosexuels apprennent à se libérer de ces rôles que leur impose la Société qui les oppresse.

 

Le premier devoir d'un homosexuel est d'arrêter radicalement d'imiter les hétérosexuels et de refuser radicalement la participation à la société inventée par les hétérosexuels.

 

Arrêtons de nous censurer par mimétisme et assurons notre mieux-être selon nos normes.


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b) Le mariage est l'exemple typique de ce monde hétérosexuel à cheval sur les rôles à jouer. Les homosexuels ne doivent pas rêver d'imiter, sous une forme ou sous une autre, le mariage hétérosexuel. Outre que le mariage hétérosexuel soit une institution morale à réviser, les pressions, que la société hétérosexuelle a inventées pour fixer la mobilité normale humaine par une institution alliée du code pénal, n'existent pas pour les homosexuels qui n'ont pas d'enfant et qui, s'ils ont des voisins, ont appris depuis longtemps à ne pas se soucier de ce qu'ils pensent.

 

c) Le stéréotype de l’homosexuel est évoqué par ceux des homosexuels qui ont outrepassé, et largement, leurs modèles offerts par le monde hétérosexuel. Ce sont les reines, les folles, les tapettes, les grandes. Au lieu de regarder leur vérité, ces homosexuels ont regardé des modèles et, par excès, offrent à ces modèles leur propre caricature. Mais ces types d'homosexuels, même aliénés, ont droit à notre respect car ce sont les premiers martyrs de la véritable homosexualité. Ils se sont montrés en tant que tels au plein jour. Ils ont essuyé la désapprobation. Ils ont permis à notre masse de s'infiltrer, d'exister dans la conscience de ce qu'elle est.

d) Ce que l'on pourrait appeler les homosexuels du dimanche, comme il y a les chauffeurs ou les peintres du dimanche, jouent sans doute le jeu le plus dangereux et le plus déplorable. Ainsi de l’homme marié qui doit entretenir des relations homosexuelles secrètes, avec le glaive de sa femme et de ses enfants justiciers au-dessus de sa tête. Ainsi du mâle sportif qui se défoule une fois ou l'autre mais refuse toute relation plus engageante. Ainsi de celui qui parle, à l’université ou au travail, de la personne qu'il aime en en changeant le sexe pour jouer le rôle de son interlocuteur. Ainsi de celui qui courra les toilettes ou les parcs publics mais qui refusera d'aller jusqu'au lit.

 

Si les homosexuels du dimanche veulent vraiment la Liberté, ils doivent accepter leur condition sexuelle et affronter le monde tel quel.

 

3/ L’oppression

 

II est important de cataloguer et de comprendre les différentes facettes de l'oppression. On raconte sur l’oppression des tas de sottises dont la plus grande est encore de simplement la nier. Si l'on en croit la Société et les médias de la Société, les Noirs américains ne sont pas VRAIMENT oppressés, et les séparatistes québécois ne sont pas VRAIMENT oppressés, et les travailleurs ne sont toujours pas VRAIMENT oppressés, et les femmes ne sont pas VRAIMENT oppressées. H va de soi, dans un tel monde hétérosexuel, que les homosexuels ne sont pas VRAIMENT oppressés.

Les Noirs, les séparatistes québécois, les travailleurs, les femmes diront ce qu'ils pensent de ce problème. Pour les homosexuels, en tout cas, ta réalité est vraiment différente et nettement plus vulgaire.

 


 


a) Attaque physique : qui n’a jamais entendu parler, ou qui n'a lu dans les journaux la mésaventure de telle personne trouvée dans tel parc sans connaissance; il a été battu et volé. Personne, ni promeneur, ni policier n'est intervenu parce que, après tout, il ne s’agit que d'une tapette.

 

b) Guerre psychologique: comme nos parents ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître d’homosexuels, nous avons d'abord grandi dans cette pénible impression, pour un adolescent, que nous sommes seuls, différents, incompris. Quand nous sommes allé à l’école, le premier conseil que l’on nous a donné est de ne pas parler à des inconnus et, peu-à-peu dans notre petite tête, nous avons compris que ces inconnus étaient fatalement des homosexuels. Quand nous comprenosn que nous sommes homosexuels, nous sommes déjà prévenus contre nous-mêmes, ce qui n’est pas une bonne façon de commencer sa vie dans l’harmonie. Les médias, que ce soit la T.V. ou la radio, les affiches publicitaires ou les films, tous les médias projettent une idéalisation poussée et aggressive – qui eux nient toute autre par conséquent – des relations mâle/femelle. Enfin, et ce à tous les niveaux et dans tous les temps, les homosexuels sont condamnés à toujours entendre tout le monde dire autour d’eux que « décidément, l’homosexualité est un bien malheureux problème.

 

c) Il ne faut pas cacher non plus que les homosexuels pratiquent encore une forme d’oppression personnelle. En fait les homosexuels doivent se rendre compte qu’ils ont des alliés, ne serait-ce que les hétérosexuels qui gagnent de l’argent dans le ghetto homosexuel.

 

4/ Le sexe

 

L’acte sexuel est à la fois une expression créatrice et une forme de communication quels qu’en soient les partenaires et l a destination. Quand on touche à l’un ou à l’autre de ces buts, l’acte sexuel est bon et il est meilleur quand on atteint enfin aux deux» -


L'acte sexuel se fait généralement à deux. H peut devenir un acte de piraterie agressive quand f une tles -deux parties n'est pas égale à f autre.

 

Les hétérosexuels n' ont pas le monopole du bon sexe. Les homosexuels y sont, comme tout être humain, éligibles. Mais selon leurs lofs propres.

 

Considérons une bonne relation sexuelle comme une pièce musicale de qualité. Dans le cas du sexe et dans le cas de la musique, il faut, pour en profiter, s’y abandonner complètement, se brancher à la multiplicité des combinaisons, rechercher la beauté de l’exécution. Musique ou sexe, le déroulement de l’action doit s'accomplir comme un itinéraire passionnant comme un voyage d'acide ou une excursion de mescaline, avec grâce et laisser-aller, mais sans perdre le contrôle des péripéties. Dans la musique et dans l’acte sexuel, toutes les combinaisons sont possibles, même requises, selon un ordre, l’ordre de ses goûts.       

 

Pour nous, homosexuels, le principal but de notre Front de libération est la satisfaction de nos aspirations sexuelles car, comme tout être vivant nos aspirations sexuelles profondes et particulieres font partie de notre tout cohérent, sans lequel nous ne pouvons pas être. C’est entre nous que nous devons apprendre à nous ouvrir sexuellement puisque nous vivons sexuellement entre nous.

 

Notre sexualité a été largement pervertie par la mauvaise imitation que nous avons tendance à faire des hétérosexuels. Nos perversions c’est moins d’attacher une grande importance à la grosseur du pénis, que d'exprimer par des attitudes, vis-à-vis de nos partenaires, la haine même de notre cocondition.

 

Ces perversions graves, parce qu’elles s’attaquent à l’identité de notre personnalité, peuvent se traduire par des phrases que nous connaissons tous pour les avoir entendues.

 

a) Moi, ce que j’aime, c'est surtout faire l’amour avec des hétérosexuels.

 

b) Moi, je ne suis pas homosexuel mais quand j’ai l’occasion de me faire sucer…

 

 


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c) Moi, j'aime beaucoup jouer le rôle actif mais jamais le contraire.

 

d) Moi, je n'embrasse pas.

 

e) Moi, ça me fait vomir quand on éjacule dans ma bouche.

 

De tels propos sont choquants en ce qu'ils marquent un alignement sur des normes de comportement relatif, établies pour d'autres et arbitrairement, par la société hétérosexuelle. Sans doute, un homosexuel ne connaîtra jamais le type de plaisir qu'il y a à faire l'amour avec une femme. Quelle importance cela a-t-îl, puisqu'il n'aime pas sexuellement les femmes? C'est pourquoi il doit apprendre à établir sa propre échelle des plaisirs sensuels. De toutes façons, il ne trouvera cette échelle dans aucun livre.

 

Ayant moins de liens directs avec la Société usuelle par le fait même que nous sommes, de génération en génération, en marge de cette Société usuelle, il se peut fort bien que nous soyons en avance sexuellement sur les hétérosexuels. Cet avantage qui est réel, nous le détruisons par l'imitation des hétérosexuels.

Ne soyons donc pas les esclaves de ceux qui ont prétendu si longtemps être nos maîtres; continuons d'explorer toutes nos possibilités sexuelles propres, en réalisant nos aspirations, dans le respect des aspirations de notre partenaire.

 

5/ Le présent

 

En ce moment le plus gros de notre travail est dans notre milieu. Nous devons nous éduquer et éduquer les autres homosexuels. Il nous faut apprendre à affronter les attaques, qu'elles viennent d'un organisme soumis à la Société ou d'individus effrontés. Il nous faut construire un territoire libre, où nous seront libres. De ce fait même, compte tenu des circonstances, nous devons apprendre à avoir une vision de la Société hétéro-homosexuelle. Nous y avons une place.

 

L'expérience, maintenant connue, du GAY POWER aux E.U. est, dans l'ensemble, positive. Les hétérosexuels vraiment ouverts ne sont pas contre les homosexuels quand ils sont ce qu'ils sont. Un nombre important des membres du GAY POWER sont reliés à d'autres milieux à prédominance hétérosexuelle et font ainsi un lien. On peut aussi prévoir une coalition entre différents groupes minoritaires de bonne foi: les femmes, les indiens, les Esquimaux, les minorités politiques, etc.. Nous pouvons participer à d'autres mouvements de tendance non-sexuelle.

 

Le rôle d'un Front de libération ne se termine pas là. Il y a par exemple la possibilité d'augmenter 4a qualité et F importance de notre information. L'action directe est possible par la simple conversation. L'action collective est aussi possible. La plupart des journaux underground accordent maintenant une place a r Information homosexuelle par des homosexuels pour les homosexuels. Ce sera un jour le tour de la radio et de la télévision.

 

Le dynamisme du Front de libération homosexuelle s’appuie sur la révolution hippie, quelles qu'en soient les évolutions. La révolution hippie a formé, par le phénomène électronique, une commune consciente et nous sommes une commune dans cette commune; la commune homosexuelle. Cette commune homosexuelle met l’emphase sur l’amour, sur l’honnêteté, sur tout ce qui est f expression de ce que l'on est. Les longs cheveux, tes vêtements, la drogue sont aussi pour les homosexuels les attributs réconfortants de ce que nous avons décidé d’être. M ais l’expression de ce que nous sommes vraiment, pour passer par les cheveux, les vêtements, les hallucinogènes, le rock, liasse aussi par le fait que nous sommes homosexuels.


Ne laissons pas la commune hippie consommer la faute de la Société usuelle. Le meilleur moyen de se libérer soi-même en tant qu'homosexuel, est de participer à un Front de libération homosexuelle. Créer un Front de libération homosexuelle québécois.

 

6/ Comment?

 

a) Dire honnêtement ce que Fort est, être présent partout, s'initier avec des frères à la défense, ainsi
qu' à la politique active.

 

b) Eduquer patiemment r Etablissement hétérosexuel.

 

c) Tourner nos autres frères homosexuels, prêcher, comprendre, pardonner, accepter.

 

d) Réveiller l’homosexuel latent qui dort chez certains. L'homosexuel latent est un obstiné. Il faudra essuyer bien des revers. Continuez d'être heureux, soyez gentils, persévérez dans la parole franche et dans l’action libre.

 

e) Assez de théâtre. Nous ne voulons plus être des comédiens. Nous pouvons commencer à être MAINTENANT.

 

7/ Note finale

 

Vous avez lu cet article. Etes-vous un curieux ou un homosexuel?


 

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SUITE

 

 

 

 

 

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